jeudi 28 février 2008

apremont: des doutes et des succès

Nous venons à peine de finir une nouvelle saison de pêche que nous pensons déjà à remplir le calendrier carpe 2008. La tâche est compliquée: s'entendre avec nos femmes respectives pour grignoter le maximum de weekends pêche sans qu'elles se sentent délaissées. Dur programme!!!
Dans nos choix de destinations, un nom revient sans cesse: le barrage d'Apremont.


Nous avons découvert ce lac au mois d'avril lors d'une première session sur le célèbre poste "la citadelle". Pour notre première session, nous avons amorcé pendant plusieurs jours à la bouillette et pellets. Malgré un temps magnifique pour la saison, aucune carpe ne se manifesta durant la partie. Par contre, nos appâts ont été très efficace pour capturer en nombre les poissons chats conquis en masse sur notre amorçage.
Tous les postes, toutes les bouillettes même les plus dures furent attaquées en un rien de temps pas ces hordes de matous. Seule la noix tigrée tenait bon mais n'attirait tout de même pas nos chers cyprins. D'ailleurs, après une première nuit fatigante réveillé par des bips intempestifs toutes les demi heures, je vous assure qu'aucune bouillette n'était eschée pour la deuxième nuit.


Malgré un réconfort modeste comme quoi tous les autres pêcheurs se trouvaient avec le même palmares à la fin du weekend, cette première session fut un échec total.

Fin mai, les poissons sont sur la fin de la fraie. Cette période est souvent de bonne augure car les carpes ont besoin de reprendre des forces. Nous décidons de ré attaquer en queue de lac sur le même poste que précédemment. Cette fois ci, nous ne ferons pas les mêmes erreurs: pas d'amorçage préalable, nous abandonnons les bouillettes aux noix tigrées qui se révèlent indifférents aux yeux des matous. Nous essayons tout de même une nouvelle bouillette qui d'après certains n'attire pas nos indésirables. Les lignes seront tendues sur les spots identiques à notre pêche du mois d'avril.
20h00 nous sommes comme souvent en plein repas quand un départ fulgurant se produit sur une de mes cannes. Une jolie commune de 8 kg. Durant ce weekend, ce premier poisson sera suivi par 7 autres de tailles modestes dont une belle petite boule miroire de 8.7 kg. Pas de gros poisson pour le moment mais un résultat en nette amélioration par rapport à la session d'avril.
Aussi, nous avons découvert une bouillette très attractive pour les carpes et qui n'intéresse pas les poissons chats.


Mi-septembre, nouvelle session sur ce lac. Nous espérons toucher du poisson et du beau si possible. En aout, une maladie fatale a atteint une large partie de la population de poissons chats du lac laissant pendant plus d'un mois des milliers de cadavres gisant sur les berges: Heureusement, cette épidémie causée par la chaleur et la surpopulation de l'espèce affecte uniquement ce poisson.
Pour cette session, était convié un collègue avec son beau père et beau frère qui s'initiaient à la pêche de la carpe. Nous pêchons les mêmes postes avec un amorçage à base de noix tigrées broyées. La pêche va nous réussir avec pas moins de quinze départs et treize poissons sortis. Là encore, la moyenne des poissons est très faible: pour dire, le plus gros poisson n'est autre qu'une miroire ne dépassant même pas les 10 kg. Nos trois amis ont eu encore moins de chance que nous car ils feront trois départs sans aucune sortie.



Novembre, cette période de l'année (les premières gelées) est plus particulièrement prolifique à la pêche de gros poissons. Nous attendons le dernier grand week-end de l'année pour passer deux nuits sur la rivière le Lay . La première nuit étant improductive sur le bief, notre légendaire patience nous amène à quitter la rivière pour revenir sur le barrage. Il fait beau mais froid avec un vent du nord assez soutenu. Le niveau d'eau est assez bas pour la saison et nous décidons avec Matthieu d'abandonner la queue du lac qui se situe en plein vent pour découvrir un secteur plus prometteur. En faisant le tour du lac, nous découvrons que le lac est surpêché ce week-end car pratiquement la totalité des spots sont déjà occupés et seulement 3 poissons ont été sortis sur l'ensemble du lac.

Après une première nuit infructueuse et un moral au plus bas, nous nous arrêtons un moment: "Que faisons nous?"
" On tente un coup de poker?"
"Oui mais comment et où peut on jouer?" .
Nous élaborons alors une stratégie inverse de la logique habituelle. Vent du nord rien ne mord! et bien nous pêcherons en plein vent. Le niveau d'eau baissant, les poissons ont tendance à remonter vers le barrage! et bien nous pêcherons en queue de barrage. Les poissons ont tendance à se trouver plus en profondeur lorque les eaux refroidissent! et bien nous pêcherons dans très peu d'eau. un véritable coup de poker avec une faible probabilité de toucher le jackpot!
Revenu donc en queue de barrage, nous observons au loin quelques sauts de petites carpes. Ouff elles sont là. Nous nous dépêchons de tendre les lignes avant que la nuit tombe.Nous pêchons les abords du lit de la rivière (1.10 m max) ainsi que les zones envasées très peu profondes( 0.6 m max). Et ça paye!!!
Nous enregistrons tout de même cinq départs cette nuit là pour trois poissons sortis. Rien d'exceptionnel mais vu le contexte des prises du week-end, on s'en sort plutôt bien. Aussi, nous continuons de grimper légèrement dans les poids des poissons. A 3h00 du matin, alors que nous replacions une ligne après avoir épuisé une petite miroire de 7.5 kg, deux légers bips nous interpellent. Puis deux minutes plus tard encore deux autres. matthieu décide de ferrer et m'annonce une mauvaise nouvelle: "rien, il y a rien au bout! Attend! ah si il doit y avoir une brème ou un poisson chat! je ne sais pas mais c'est vraiment léger! pas besoin de prendre le bateau"
Au bord, nous épuiserons une belle miroire de 11.4 kg que nous avons dû déranger dans sa phase de digestion. Enfin, nous dépassons la barre des 10kgs sur ce lac. On commençait à ne plus y croire.

Le week-end suivant, nous avons prévu deux nuits de pêche sur le lac. Le niveau d'eau a encore baissé de trente cm et la température a chuté. Rien de mieux. Nous nous présentons sur le même secteur que la semaine précédente. Les nuits froides prévues pour ce week-end ont convaincus les derniers carpistes estivants à rester au chaud devant la cheminée. Il est tard quand nous arrivons le vendredi soir et c'est dans le noir que nous déposons nos huit lignes. Nous appliquons une stratégie identique à celle qui nous a réussi le week-end dernier.
Cette première nuit, nous ferons une petite miroire de 7 kg suivi d'une petite commune de 6.5 kg . La journée suivante sera très calme. Le soir, nous prenons le temps de savourer une très bonne pizza que Julie nous a chaleureusement emmenée au bord de l'eau. La saison étant de rigueur, il est 20h00 et nous sommes déjà couchés.
La deuxième nuit sera à l'identique de la première. Vers 23h00, un premier départ nous réveille en sursaut et après un beau combat digne d'une grande, une jolie commune de 8 kg glisse dans l'épuisette. Puis plus rien...


Un détecteur vient de sonner. Dans les vapes, Matthieu se lève le premier. Il est presque 6h00 du matin. C'est la ligne posée dans le lit de la rivière près de la berge d'en face qui a bougée. Le fil se détend encore un peu et Matthieu empoigne la canne.
"Elle est au bout !!!"
Nous commençons à remonter vers le poisson en bateau:
"alors?"
"ça n'a pas l'air gros "
" ne me refais pas le coup de la brême!!!"

Arrivé juste au dessus du poisson, celui ci commence à réagir et combat de plus en plus bel. L'adrénaline monte et dans ces moments là,on oublie vite la fraîcheur de la nuit: nous venons de prendre une des très grosse miroire du lac. Un poisson allongé de18.4 kg qui constitue modestement notre nouveau record.


Nota: vous remarquerez que cette année, alors que nous partageons chaque départ, qu'il débute et que je lui ai tout appris, Matthieu a l'arrogance de sortir 4 poissons sur les 5 de plus de quinze kg que nous avons sortis. D'ailleurs, au moment ou j'écris cet article, nous revenons d'une première session de février ou Matthieu a déjà sorti un fish de 15+ .
Fais chier quand même celui là!!!

dimanche 20 janvier 2008

Stratégie payante sur cabanac.

Vendredi 05 Octobre 2007, 7h00 !

Matthieu est déjà arrivé alors que, pour ma part, je suis à peine levé. Hé oui... Jamais en retard pour une partie de pêche, il est alors, je crois, encore plus excité que moi à l'idée de combattre ces nouvelles adversaires Lotoises.

Pourtant, nous sommes sûrement plus fatigués qu'à l'habitude car, cela fait maintenant plus de trois semaines que nous préparons cette session. A l'occasion, Sandrine a d'ailleurs généreusement cuit et broyé près de quinze kilos de tiger nuts : "Vous avez interêt à tout utiliser sinon je vous fait bouffer le reste" (Ha... la patience des femmes enceintes !).

Finalement, il est temps de partir. Le break archi plein de Matthieu muni, pour l'occasion, du coffre de toit, a bien du mal à passer le portail surélevé. Le GPS nous annonce alors, près de sept heures de route pour arriver au camping du lac. Après un premier arrêt café et un deuxième plutôt "entrecôte" afin de savourer notre dernier repas dit "équilibré" (avant l'entâme d'une semaine de plats préparés), nous arrivons vers 14h00 à notre destination.

Au camping, seule Françoise est présente: "la pêche est très difficile depuis l'enduro", nous signale t'elle ; "seul un poisson a été pêché depuis le début de la semaine sur le secteur de Cabanac. D'ailleurs, quelques courageux pêcheurs d'outre-manche sont capots depuis plus d'une semaine aux peupliers".
Malgré ces quelques informations peu encourageantes, nous décidons de rester sur la baie car de gros orages sont en train de monter dans notre direction et le niveau d'eau risque donc de remonter dans la nuit.

Les spots clefs étant déjà pris, nous optons pour un poste qui a réussi à faire du poisson durant l'enduro. Ce poste est souvent occupé vu les nombreuses poubelles laissées par les pêcheurs ! Hé oui... Ne nous mentons pas ; tant que nous, carpistes, continueront de salir les berges de cette façon, la PDN n'est pas prête d'ouvrir sur l'ensemble du domaine public.

Côté pêche, l'ancien lit du Lot approchant les 8 m de fond se situe à environ deux mètres de notre bordure puis, remonte tranquilement sur une centaine de mètres pour atteindre un haut fond envasé de soixante centimètres.

Nous avons à peine le temps d'installer le bivie que l'orage vient de nous rattrapper et mettre en "standby" une bonne partie de notre après-midi. La pluis diminuant enfin, nous disposons les cannes de façon à pêcher à toutes les profondeurs et ainsi, nous permettre d'aborder une stratégie payante à partir du lendemain.

La première ligne est posée à moins de 2 m de notre bordure, à l'entrée d'une mini baie. Quelques poissons, de taille moyenne, commencent à sauter ( la pluie ayant sûrement ouvert l'appétit de nos chers cyprins !). Or, comme vous le savez tous, lorsque les carpes sautent à Cabanac sur votre poste , il faut en profiter et vite ! Matthieu pose donc la troisième canne sur le rod pod quand un départ ultra violent nous ramène à la réalité. Je récupère la canne de justesse avant qu'elle ne suive ma combattante. Un premier beau combat s'en suit et une petite linéaire de 9.3 kg nous récompense.

Nous sommes le premier jour et seulement après 30 min de pêche, nous sommes déjà sorti du capot. Si la nuit continue à ce rythme là, cette session promet d'être vraiment terrible.

Hé bien... pas du tout ! Ce sera le seul poisson que nous ferons cette nuit là !

Au petit matin, tous les pêcheurs situés en amont sur la baie de Lous abandonnent la partie. Il fait un grand soleil et nous prenons le temps d'observer la surface. Toute la nuit durant, nous avons entendu des sauts, un peu plus en amont et le ballet, concentré sur à peine un hectare, commence à nous faire perdre patience. Il faut qu'on bouge !

Nous déplaçons donc tout le matos en bateau en un temps record. En effet, une fois libérés, les postes s'avèrent rapidement repris sur Cabanac. En passant en bateau sur la zone propice, nous découvrons plusieurs carpes en surface et de belles tailles ! Il est 12h00, nous prenons le temps de savourer notre repas en observant l'activité. Plusieurs sauts au fond d'une couarde nous intriguent de plus en plus. Est-ce des sauts de poissons blancs ou des marsouinages ? Il est temps d'élaborer un nouvelle stratégie. La pêche proche du lit de la rivière n'ayant donné que de piètres résultats, nous pêcherons,cette nuit, différemment.

Avant de poser les lignes, je convaincs Mattieu d'aller explorer cette mystérieuse couarde. Pour y accéder, il faut passer un haud fond ou l'écho indique seulement 0.2 m de fond. Je suis obligé de me positionner tout à l'avant du pneumatique pour éviter que le bateau ne frotte ou que l'hélice s'abîme sur le fond. Cet obstacle passé, une légère pente nous ramène à des profondeurs plus singulières autour de 0.6 m. Et là... nous découvrons d'énormes cratères dans la vase ! C'est un véritable champs de mines ! "Regarde!!!" Je me retourne. Matt me montre du doigt un épais nuage de vase suivi d'une belle commune qui n'a pas apprécié le dérangement. "C'est ici qu'il faut tendre les lignes". "On y arrivera pas, ce n'est pas la peine, avec ce haut fond les hélices nous détruiront les lignes à chacun de nos passages". Il ne m'a alors fallu que le temps du trajet retour pour faire changer d'avis Matthieu !

La pose des lignes fut fastidieuse mais finalement à 15h00, toutes étaient posées.

Une première ligne était donc sur la bordure, alors que deux autres, rejoignaient la zone d'une profondeur de 1m10 où s'était concentré le ballet aquatique le matin même. Une 4ème canne se trouvait dans le lit et une 5ème dans la cassure de celui-ci. La 6ème ligne fut posée au niveau de la pointe aux cygnes et enfin les 2 dernières, furent délicatement posées dans un cratère derrière le haut fond dans 50 cm d'eau et de vase. Au passage du haut fond, les fils se trouvaient entre un tambour de machine à laver et un énorme tronc d'arbre !! Nous n'avions pas le choix, il allait falloir être extrêmement vigileant si jamais un rush venait à se produire !

Sur la berge, nous disposons des backs leads sur chacune des lignes contraignant celles-ci à reposer sur la vase du haut fond. En amorçage, une ligne sur deux est eschée de noix tigrées équilibrées posés sur un tapis de graines broyées et les autres lignes sont eschées de bouillettes maisons équilibrées.

16h30, un des détecteurs à Matt hurle.

Le poisson a mordu sur une bouillette derrière le haut fond.

Canne en main, Matthieu est obligé d'attendre qu'on puisse s'approcher de la zone avant de ferrer. Les obstacles passés brillamment (si, si, c'est vrai !), le combat peut alors commencer. Le poisson n'a pas envie de se rendre et offre de jolis rushs. Le peu de profondeur handicape cependant son énergie et c'est avec "assez de facilités" que nous épuisons cette superbe commune. Le constat est sans surprise : Matthieu vient de pêcher son premier poisson de +15 kg et en plus, c'est une commune ! Sur la berge, la pesée confirme notre estimation : 17.3 kg tout en long. Nous explosons de joie. Qui aurait pu croire que ce spot offrait de si belles sauvageonnes? Une fois le poisson photographié puis relâché dans son élément, le ligne est rapidement remise en place.

18h30, nouveau départ !

Maintenant, c'est la canne posée dans la zone intermédiaire à 1.10m qui part. Une nouvelle commune de 12.9 kg, qui a succombé aux bouillettes, rejoint l'épuisette. L'activité est bien présente et... pour le moment, nous seuls en profitons !

Il est maintenant 20h30. Nous buvons un bon café chaud en écoutant l'hymne national de la France à la radio. C'est effectivement le plus grand match de rugby de la coupe du monde qui s'annonce : France/Nouvelle Zélande. Les pauvres all-blacks n'ont pas même le temps de terminer leur hymne, qu'un détecteur décide de couper court leur fameux Hakka !

Nouveau combat en perspective sur une canne posée derrière le haut fond. Malgré l'obscurité, nous passons les obstacles sans trop de difficultés. Matthieu maîtrise le combat avec sang froid, et on gagne le match. Verdict: 15 kg de muscles. Deuxième gros poisson et victoire de la France. La soirée est parfaite !

Deuxième matinée, le réveil est difficile. La nuit passée nous a offert 3 autres poissons dont les poids atteignent respectivement 12.9 kg, 14kg et 14.6 kg. Notre stratégie s'avère donc payante. Aucun poisson n'a cependant été pris près du lit. Toutes les carpes ont été prises dans des zones peu profondes et sur du substrat mou laissant sur leur passage de belles traces de leur groin.

Il nous reste encore assez de force pour immortaliser cette inoubliable nuit en photo.

La journée, il fait extrêmement chaud et le niveau de l'eau descend. Les sauts de carpes ont cessés et seule une bonne douche nous redonne de l'énergie pour attaquer la soirée. Au camping, nous apprenons que nous sommes les seuls à avoir fait du poisson. Les autres pêcheurs sont tous capots. Nous savourons donc cette différence mais relativisons tout de même... si nous avions pêché la baie de Cabanac comme elle se pêche traditionnellement, nous serions nous aussi capots ! Donc... Coup de poker gagnant pour le moment !

Nous abordons la troisième nuit sereinement.

Les lignes ont toutes été déposées sur les zones "propices" laissant de côté le lit et ses bordures. Nous ne ferons que deux départs cette nuit là : une belle qui décroche et un dernier poisson de 15.5 kg.

Ainsi, nous avons profité du meilleur de ce que le lac pouvait nous offrir en cette période : 8 poissons dont 3 de +15 kg et une moyenne générale proche des 14 kg .

Nous décidons donc de stopper la pêche sur la baie pour tenter un nouveau lieu mythique : la rivière Lot et ses poissons aux combats impressionants.

mercredi 26 décembre 2007

No man's land ! No fish's lake !

Nous sommes début août et la team bangabaits décide de jeter son dévolu sur un barrage encore méconnu des carpistes vendéens : La Vouraie.

A proximité de Bournezeau, ce barrage construit en 1998 s'identifie avec ses 76 ha comme le lac le plus méconnu des pêcheurs Vendéens . Aucune information dans le livret de la fédé ; rien sur le net ; il n'est pas représenté non plus, sur les plus recents des atlas routiers de France ; et enfin, quand on interroge les pêcheurs (et déjà il faut les trouver !), le mystère sur le cheptel de nos poissons favoris reste entier. Seule information que nous possèdions avant de partir : "lors de la vidange de l'angle guignard en 2000, quelques gros sujets ont été remis à l'eau dans le petit Vouraie. Je m'en rappelle j'y étais." Pendant qu'un autre pêcheur nous explique : "Les carpes de l'angle sont dans le grand Vouraie mais elles ne sont pas nombreuses". Ainsi, sur tous les pêcheurs questionnés, 50% ont l'hypothèse que les grosses carpes du barrage voisin on été rejetées dans le petit et l'autre dans la grande partie du plan d'eau.

Maintenant bien informé(ironie), nous décidons de lancer une campagne d'amorçage sur quinze jours à raison de 5 à 10 kg d'appâts tous les 2 jours sur une large zone du grand plan d'eau.

Les poissons blancs étant omniprésents et les carpes peu pêchées sur cette partie du lac , nous optons plutôt pour un amorçage complet et dégressif dans le temps: 50% maïs, 20% pellets, 20% bouillettes et 10% tigers.

Vendredi soir nous débarquons sous un soleil de plomb qui annoncera le week end le plus chaud de l'année. Nous amorçons très peu et les lignes sont tendues de façon à occuper la plus large zone et à différentes profondeurs . Magré cette stratégie, le premier départ se fait attendre et vers 22h30, une petite commune d'environ 6kg se décroche au bord. Déçus nous nous couchons en jurant d'impatience pour le prochain départ. Ce n'est que très tôt le matin que nous enregistrons notre deuxième et dernière touche avec quand même une belle miroire de 9.7 kg, sûrement un des beaux poissons du lac.

Il est 10h00: la chaleur, accompagnée de notre impatience et de notre déception (deux semaines d'amorçages pour un seul poisson), nous pousse à décamper pour choisir une section du petit plan d'eau.

Il est 12h00 nous déposons notre première ligne sur une partie ombragée à flan de falaise et à peine le temps d'en préparer une autre, que celle-ci part en trombe. Une première commune d'a peine 1.5 kg rejoint l'épuisette. Le reste de l'après midi se fait plus calme et les 35°C à l'ombre nous poussent à rallonger notre sieste ! La fin de soirée sera plus clémente et 6 autres poissons tous calibrés entre 1 et 4 kg (et sans compter les brêmes), nous feront honneur.

Anecdote : cette nuit là, à 3h00 du matin, deux gros coups de feu tirés à une centaine de mètres de notre bivie nous couperont de notre sommeil ! Malgré l'envie d'aller jeter un coup d'oeil , la crainte de devenir le gibier nous raisonne et finalement, nous nous recouchons et attendons notre sort ( qui sera bon d'ailleurs) !!



Nous avons réalisé en 36h00 une pêche honorable de 8 poissons.

Le grand plan d'eau est plus difficile d'accès. L'identification des zones de tenue est compliquée vu la compléxité et la richesse des abords de ce plan d'eau. Je pense aussi que cette partie du lac représente très peu de poissons donc, très difficiles à trouver et à faire rester sur le coup.

Le petit plan d'eau est plus facile d'accès et les départs plus nombreux. Les bouillettes sont aussi plus acceptées mais la moyenne des poissons reste minime: autour de 3-4 kg.

Enfin, un site tout de même magnifique pour ses paysages et sa tranquilité. En effet, excepté le coup de feu, nous n'avons vu que 3 promeneurs en VTT pendant toute la durée du week end alors que nous sommes en plein mois d'août.

Malgré cela, la pêche reste assez aléatoire et les poissons de plus de 10 kg sur le tapis de réception doivent être assez rares.

mardi 24 juillet 2007

2 nouveaux records personnels battus !

Il est 17h30 quand je sors du travail après une semaine difficile voir usante. La voiture déjà chargée, il me reste tout de même plus de trente minutes de route pour retrouver Matthieu. A mon arrivée, Matth vient tout juste de lancer ses quatres cannes. Pour une fois, la météo touristique ne nous aura pas menti et c'est avec un soleil radieux que nous commençerons cette session. L'activité bat son plein sur le lac et de nombreux sauts de carpes nous confortent sur le choix du poste. Ce lac très pêché par les carpistes vendéen, comportent tout de même quelques rares secteurs hors zones de nuit non exploités. C'est sur l'un d'eux que nous avons décidé d'amorcer avec quelques kilos de bouillettes et pellets le mercredi précédent.

Après avoir fini d'installer mon matériel pendant que mathieu gonflait le zodiac (il n'avait pas qu'à arriver le premier...), nous entâmons la pose des lignes en bateau. Nous pêcherons la bordure d'en face ainsi que les bords et l'intérieur du lit. Notre stratégie d'amorçage est simple: une canne sur deux avec pellets et morceaux de bouilletttes et l'autre avec uniquement une dizaine de bouillettes .
Il est 19h15 et la dernière canne (la mienne comme d'habitude) est posée délicatement à proximité d'un arbre mord. Plus excités encore que les gamins la veille de Noël, nous faisons mine de gérer notre stress en mangeant. Mais.....

20h45 un départ fulgurant sur une de mes cannes posées à moins d'un mètre de la berge. C'est au tour de Mathieu de ferrer le poisson. Nous partageons ainsi tous les départs sur les huits cannes avec une règle précise: on change de pêcheur à chaque fois qu'il y a combat avec le poisson (prise, décroche et casse) ou si on manque deux ferrages d'affilés. Pour nous c'est la meilleur façon d'éviter la frustration; cette frustration inévitable lorque tes détecteurs restent muets alors que ton meilleur pote fait une pêche d'anthologie vingt mètres à côté. Aussi cela permet de dormir plus tranquilement quand ce n'est pas son tour de ferrer.
Après un combat en bateau incertain et la carpe maitrisée, nous regagnons le campement pour la première pesée. 13,4 kg tout en boule pour cette miroire et un nouveau record battu de 3kg pour mathieu. Sastisfait de ce début de pêche, nous finissons notre café froid tout en se questionnant sur le cheptel du lac.

21h30 départ cette fois ci sur la canne à Mathieu. C'est à mon tour de mener le combat et dix minutes plus tard, l'aiguille du peson indique 13.6 kg. D'ailleurs bizarre pour un combat si mou; encore une qui n'a pas digéré les pellets poisson de Mathieu.
Il fait maintenant très sombre et nous décidons de mettre les bedchairs entre les deux voitures sans monter la toile de tente (plus rapide à ranger le matin et surtout moins voyant par les pêcheurs de carnassier qui abordent ce lac de bonheur). La nuit étoilée est magnifique et nous sommes en pleine période des étoiles fillantes. Une d'aileurs durera plus de cinq secondes en combustion laissant derrière elle une longue trainée de poussière: magnifique.

22:30 Bip,bip,bip........ Départ!!!!! non seulement mon portable qui sonne. c'est ma femme qui m'appelle en larme pour m'annoncer qu'elle vient de casser sa voiture sur une "bite" de parking. Ahhhhh, les femmes et le volant!!! Rein de grave quand même, on peut reprendre la pêche tranquilement. Dix minutes plus tard, un départ nous empêche de s'endormir avec à la clef une petite commune de 4 kg.
1h45 nous sommes en train de combattre en bateau losque un deuxième départ en simultané démarre. Le temps d'épuiser une carpe qu'on estime avec la fatigue à 7 kg (qui n'en fera seulement plus que 3.5kg le matin) et je ferre du bord une petite miroire de 8.7 kg. Mort de fatigue, nous nous abandonnons dans les bras de Morphée en attendant ma destinée.

6h00 Réveil brutal. Plusieurs pêcheurs de carnassiers viennet nous relayer nous créant ainsi une montée d'adrélanine d'un contrôle de la garderie. Le temps de plier les bedchairs et de rentrer les duvets trempés par l'humidité, et je ferre de nouveau sur une des cannes à mathieu après une touche en retour. Après le premier contact avec le poisson, je sens tout de suite que nous touchons un poisson similaire aux deux premiers. Après un beau combat de plus d'un quart d'heure, la belle se glisse enfin dans l'épuisette et c'est heureux que nous rentrons sur la berge. Nous savons que nous venons de dépasser la barre des 15 kg mais de combien? La pesée rendra cette session inoubliable: Mathieu bat son record parsonnel la veille et je viens de réitérer la même chose avec un superbe poisson de 17.7 kg.

Quelle session de rêve!!!!!!!!

jeudi 28 juin 2007

Cabanac quand tu nous tiens!!!


Dimanche 17 juin, il est 15h30 quand je fini de rentrer en force tout le matériel nécessaire pour quinze jours de vacances non stop dont un bon tiers à la pêche sur le lac mythique de Castelnault Lassous. Le temps de faire le plein de gazoil et me voilà arrivé une demi heure plus tard devant le CHD de la Roche sur Yon où Sandrine m'attend depuis un bon quart d'heure. Après une légère remontrance qui je pense est dûe à l'impatience de passer avec son homme plus de 100 heures de pêche, nous nous dirigeons enfin vers cette destination magique: Cabanac.
700 kms plus tard, soit 23h30, l'idée de décharger le break et de monter l'abris, bedchair (etc...) ne me plait plus: direction l'hôtel ou nous passerons notre dernière nuit calme de ce séjour dans l'Aveyron.

Lundi 9h00, nous arrivons enfin sur ce lac de charme. Le brouillard vendéen fait place à un soleil aveyronnais. Première chose à faire, état des lieux au camping "Brise du lac" ou nous rencontrerons des gens formidables dont le célèbre Maurice. Son fils m'annonce que la pêche est difficile, il ne reste que très peu de postes libres, et les silures sont en pleine activité. Après ces nouvelles peu rassurantes, il me guide tout de même vers un poste libre vers la queue du lac ou semblerait il quelques poissons en retard continueraient à frayer. Mes espoirs s'amenuisent encore quand arrivé sur la berge d'en face, deux gros c... s'excusent car ils ne peuvent pas diminuer leur 300 m d'envergure car deux arbustes les gênent pour lancer droit devant eux. Restant cordial mais agacé tout de même, je trouve néanmoins un poste à ma convenance 200 m plus loin . Celui ci est le dernier accessible de la zone de pêche de nuit du lac et cela donc je serai le premier à intercepter les poissons sortant de la reserve après la fraye. Après avoir argumenté fortement et convaincu Sandrine pour le choix du poste (pas assez sauvage à son goût, elle changera d'idée plus tard), il est temps de décharger le matériel et de débroussailler le secteur qui ne semble pas avoir été pêché depuis un bon moment.
L'après midi est destiné au repérage, sondage, et surtout à refaire tous les montages pour être prêt pour la soirée. Le poste est constitué d'un haut fond d'1.5 m max bourré d'herbiers (la prairie où Maurice met ces vaches lorsque le niveau de l'eau le permet) d'une largeur de 40 m, puis d'une pente douce pour atteindre le lit de la rivière qui longe la berge d'en face et d'une profondeur de 6.5 m à cette endroit du lac. Je déciderai pour cette première nuit de pêcher la queue de la petite anse ou quelques poissons continuent de sauter ainsi qu'un tas d'arbustes au milieu de la prairie et une canne sur la pente douce. L'amorçage léger est composé uniquement de tigers broyées et de chenevis. J'escherai mes cannes avec deux tigers flottantes ou deux micro bouillettes maison en bonhomme de neige. Il est maintenant 19h30 et les lignes sont enfin tendues. Malgré mes attittudes lentes (c'est un peu vrai aussi), j'aime bien abordé un poste calmement et prendre tout le temps nécessaire pour le comprendre au maximum.
21h45 Le bon vieux camembert avait la larme sous la gorge quand un départ fulgurant se produit au niveau de l'arbuste. Le temps de descendre aux cannes et la belle est ferrée; Sandrine qui a absolument envie d'aider me prie de l'attendre pour combatre en bateau et c'est cinq minutes plus tard (pfffff les femmes) que nous montons dans l'embarcation, le temps qu'elle trouve ses bottes vous comprenez.... La carpe se hisse facilement dans l'épuisette et c'est une belle commune de 10.3 kg que nous ramenons au bord. Le temps de prendre la photo et de retendre la ligne que deux minutes plus tard à peine un nouveau départ sur la même canne se fait entendre; je combat seul maintenant et une carpe de 9,750 kg du même banc que la précédente vient prendre quelques photos sur notre berge boueuse. La nuit concrétisera trois autres communes 7.8kg 6.5 kg et 10.5 kg ainsi qu'une casse. Cinq départ donc pour cette première nuit étoilée sur le spot de l'arbuste et une au fond de l'anse.

Mardi, la chaleur est à son comble et je décide donc de ne pas pêcher la jounée. Ce qui nous laisse du temps pour prendre une bonne douche, prendre des news et surtout se reposer afin d'aborder sereinement la deuxième nuit. Le niveau d'eau baissant, je décide d'abandonner la queue de l'anse et la pente douce pour pêcher la berge d'en face sous les arbres. La nuit sera un peu moins fructueuse que la précédente mais avec un beau poisson à la clef, une belle de 14.6 kg qui détrônera mon modeste record de 3 kg en carpe commune.

Mercredi, il fait de plus en plus chaud et les moustiques deviennent de plus en plus agressifs (sans parler des mouches et des fourmis rouges) . Sandrine qui voulait du sauvage, n'en veut plus et m'envoie chercher à St geniez tous les produits d'extermination que je puisse trouver. J'en profite aussi pour aller chercher ma batterie rechargée chez Maurice. La soirée arrive maintenant et les cannes sont redisposées à la même place. Trois autres communes affichant respectivement 8.4 kg, 13.6 kg et 10.8 kg rejoindront le tapis de réception cette nuit là.

Jeudi, les news du camping ne sont pas bonnes; les carpes de la baie de Cabanac ne semblent pas très mordeuses et les quelques pêcheurs que je rencontre me rassurent sur le choix du poste. L'après midi sera composait d'une bonne sieste stoppée brusquemment par la visite d'une très longue couleuvre qui prendra la fuite par dessus les packs d'eau le long du bivie. Elle en voulait du sauvage!!!!! En voilà!!!! Une équipe d'alcooliques du tarn vient se poster sur la berge d'en face occasionnant de l'agitation pas possible toute l'après midi. Après mes voisins de gauche, me voilà servi en face. Néanmoins, je leur demande de ne pas pêcher afin de profiter pleinement de la dernière nuit qu'il me reste . Calmé par une bonne cuite, il me laisseront profiter de cette dernière. La nuit sera pourtant moins agitée avec seulement une casse et un petit silure de 70 cm pris sur une bouillette maison.

Vendredi, 7h00 du matin un dernier départ m'apportera l'unique miroir de la session accusant le poids de 12 kg. Il est temps maintenant de plier le matériel, de prendre une bonne douche, de payer une tounée chez Maurice (puis en récupérer 2 autres par la même occasion), de savourer un pizza-frites consistante, de remercier Maurice ainsi que sa femme, son fils et Léon pour leur convivialité et de partir vers notre nouvelle destination: les cévennes.
Je pars satisfait de ce premier séjour avec 17 départs pour 12 poissons et une moyenne de 10.4 kg. Cabanac, c'est aussi une collection de paysages magnifiques, d'une faune "sauvage" et des carpes de toute beauté qui partent comme des fusées à chaque départ , sans oublier l'autenticité du camping du lac.

Promis, début octobre, nous reviendrons avec mathieu avec l'espoir de toucher du poisson encore plus gros qui fond de cette endroit une des merveilles de France pour ces communes démeusurées.