samedi 20 décembre 2014

samedi 22 novembre 2014

carpe 2014: retour timide mais réussi.

        En juin dernier, nous recommençons à sortir les cannes lors d'un week-end en famille sur le lac de Rochereau: 3 journées de pêche nous offrira 5 carpes modestes dont  une miroire de 8.5kg.   Cela fait plus de deux ans que nous avons arrêté la pêche. 2 filles et une maison chacun nous ont éloigné naturellement du bord de l'eau et notre cyprin préféré. Aussi, cette interlude a fait du bien et c'est avec un enthousiasme exacerbé que nous reprenons la pêche. Seul bémol pour cette année, le temps de pêche sera encore très limité avec seulement quelques nuits de pêche programmées.



Faute de créneaux en commun, nous décidons durant la période estivale de pêcher séparément:
Matthieu pêche le temps d'un grand week-end un plan d'eau privé du Centre de la France que nous connaissons bien. Les nuits d'août sont pluvieuses et fraiches pour la saison et il enregistre 5 poissons dont une 17.8kg et une belle miroire de 20.6kg. Il fera aussi une nuit sur une petite rivière de Vendée avec à la clef 2 petits poissons proche des 10 kgs.
Moi je décide de pêcher le plan d'eau de Malonne un week-end début juin pour 2 nuits sur le poste 3. J'ai besoin de me rassurer techniquement sur une surface restreinte et cet étang est vraiment adapté à cette situation. J'enregistre douze départs dont 3 amours blancs de plus de 10 kg et 4 carpes de tailles modestes.





Lors des vacances d'août, je profite d'une semaine en Creuse pour pêcher un lac de barrage proche du gîte. J'amorce 3 soirs d'affilés et je commence à le pêcher le quatrième soir. La queue du lac ressemble à une mangrove et je pêcherai avec deux cannes uniquement: iune placée à proximité d' un arbre mort et l'autre sous un buisson à moitié noyé. L'eau est descendue de plus d'un mètre dans la nuit et j'ai peur que le poisson est bougé. Je suis néanmoins très vite rassuré car j'enregistre 3 départs en trois heures de temps avec à la clef trois poissons d'une dizaine de kg. Le lendemain, je suis contraint d'abandonner car le lac est encore descendue d'un mètre et les spots amorcés ne sont plus du tout pêchables.




Début septembre, je profite d'une belle journée pour emmener mon fils découvrir une nuit de pêche. Je réserve au dernier moment le poste 6 de l'étang de la Malonne. En arrivant, je découvre que la pêche est très difficile et personne a fait du poisson la dernière nuit.
Je décide de ne pas pêcher les spots habituels et je fais en sorte que les poissons trouvent aucun fil avant d'entrer dans la zone amorcée: un banc de nénuphar à portée de canne. La stratégie paye et je m'en sors avec deux poissons 12.5kg et 11.5kg. Le petit est ravi et nous partagerons ensemble un bon moment de complicité au bord de l'eau.





Un mois plus tard, nous sommes au bord de lac que Matthieu a pêché durant les vacances d’août. Il fait très chaud pour un mois d'octobre et la pêche s'annonce difficile. Pourtant, Nous y croyons tout de même et décidons d'amorcer copieusement  le poste avec une dizaine de kilos de bouillettes. Nous abandonnons complètement les spots sur-pêchés pour se concentrer sur une seule zone. Aussi, nous ne pêcherons qu'à 4 cannes. La nuit est chaude, les oiseaux, grenouilles, cerfs  m'empêcheront de dormir. Malgré cette ferveur, la première nuit est d'un calme déconcertant au niveau pêche. La 2ème nuit, nous subissons un changement de temps radicale: 28°c la première journée contre 14°c sur la 2ème. Le lac est complètement sur off mais aussi les oiseaux, cerfs et grenouille. L'ambiance générale est trop calme et nous égalons la première nuit en nombre de poissons. Les Belges , Anglais  présents sur le lacs sont à l'identique de notre performance.




3ème jour, 14h00 nous enregistrons le premier et seul départ de cette session. Nous prenons le bateau car nous voulons prendre aucun risque de décrocher ou casser. Arrivé sur le lieu, le combat est intense. Matthieu sait qu'il tient là un beau poisson. Malgré ces 3.5 lbs, ma canne est courbée au maximum. Les minutes passent et le poisson commence à remonter. Encore quelques rushs et ça y est, le poisson rentre dans l'épuisette. C'est du lourd; à cette instant, nous savons que nous avons sauvé la session.  Le peson nous confirmera notre estimation avec 20.8 kg affiché. Un pure moment de plaisir!!


Au moment ou j'écris cet article, la saison n'est pas complètement terminée. Il nous reste encore quelques journées de pêche que nous pratiquerons sur nos belles rivières de Vendée... A partager lors du prochain article....


mardi 15 mars 2011

première session 2011 en Vendée


Le moteur du break tourne enfin, il est 14h00 et je viens tout juste de terminer les préparatifs. C'est ma première session de l'année avec plus d'un an et demi d'absence au bord de l'eau. Pourtant, j'avais pris de la distance avec cette passion avant la naissance de ma fille et la construction de la maison. Mais le jour de la naissance, jour également du déménagement bien évidemment, la première envie instinctive fût de reconquérir le bord de l'eau.



Aussi cette année, je profite de l'ouverture de la truite, souvent signe de quiétude pour la carpe ce week-end là pour pêcher un lac que j'apprécie particulièrement à cette saison.
Pour un mois de mars, le temps est plutôt stable depuis près de deux semaines avec pas mal de beau temps. Durant l'amorçage pendant la semaine, j'ai observé plusieurs remous de petites poissons blanc signe d'une reprise d'activité prématurée.
C'est donc confiant et gonflé à bloc que j'entreprend de poser les cannes en bateau. Connaissant bien les lieux, je décide de pêcher uniquement la bordure de la berge d'en face avec une profondeur située entre 2.5 et 3 m. Un vent du sud vient agiter et réchauffer la berge pêchée. L'eau indique une température constante de 9°C. Je décide de pêcher au spot avec une trentaine de billes de 16 mm surdosées par canne, montage Drig eschée d'une équilibrée de 18 mm.



Vers 22h30, la canne placée proche d'une énorme souche de bordure démarre doucement. Je prend contact avec le poisson qui a l'air assez massif et non combatif. Le vent m'empêchant d'utiliser le bateau, le combat se fera du bord. Après quelques minutes,le poisson rentre facilement dans l'épuisette. Ma lampe frontale confirme ma vision avec un poisson proche des quinze kilos au fond de l'épuisette. Aussi lors de la pesée, je reconnais ce poisson que j'avais pris plus de trois ans auparavant avec une faible progression de poids.

A peine deux heures plus tard, un deuxième départ léger me réveille en sursaut. Le poisson a mordu sur une pente douce et caillouteuse. Le poisson me donne l'impression d'appartenir à la même famille que le précédent avec un grain d'agressivité en plus. Le poisson prend du fil, gagne un peu de terrain en direction des souches de l'ancien lit de la rivière. J'augmente la pression sur la ligne qui permet au poisson de sortir de la zone à risque. Après quelques minutes intéressantes, j'entrevoie à la lampe frontale ma combattante. Elle semble plus courte que la précédente, mais aussi plus massive. Après encore quelques hésitations, la carpe se laisse glisser dans l'épuisette. Quand je la soulève, je sais tout de suite que je viens de prendre un poisson de taille respectueuse. Le peson indique 16.8 kg. Premier poisson de +15kg de l'année!!!!



Malgré une confiance absolue, le reste de la nuit sera plus calme. Le lendemain matin, le temps s'est couvert mais le vent s'est calmé. Je profite de la passée d'un copain pour immortaliser les 2 mémères dans les meilleures conditions. Aussi, il reconnait le gros poisson qu'il avait pris l'année dernière dans les mêmes poids mais sur un secteur différent du lac .
L'après midi passe puis arrive la soirée; Il pleut maintenant régulièrement et je doit profiter des quelques minutes de répits pour retendre les lignes. Le vent a changé de direction et vient maintenant du Nord Est. La nuit s'installe et là encore, la température a perdu plus de 8°C. Je me met dans mon duvet bien au chaud en attendant la mise à table. Vers 1h30, une commune de 8 kg me donnera un dernier frisson avant de revenir à la réalité de la pêche; il n'y aura pas d'autres beaux poissons cette nuit là.


Je peux quand même plus que me satisfaire de cette première session de l'année avec deux beaux poissons sortis. D'autant plus que pour moi, cette année est une année de reprise.

jeudi 14 mai 2009

retour sur la poitevinière

Pêcheurs de carpes, pêcheurs de rêve.... Nous avons chacun une philosophie de pêche différente: les uns préfèrent le spécimen hunting, d'autres pêchent exclusivement sur le public, d'autres le privé ou encore certains fréquentent les enduros. Mais aussi différents que nous sommes, nous avons tous et sans exception un point commun: nous sommes des chasseurs de souvenirs. Le souvenir d'une pêche mémorable ou les records sont tombés, les pêches galères ou s'accumulent sans comprendre les emmerdes, les parties de pêche entre amis ou une pêche très difficile ou la stratégie mise en place fonctionne à merveille.....
Aujourd'hui encore, une session m'a marquée considérablement.


Mi-novembre 2006, j'ai un week end pêche de prévu mais hésite quant à la destination. Depuis plusieurs temps, je me tâte d'aller affronter un magnifique plan d'eau du grand ouest, le site de la Poitevinière. A cette époque, le plan d'eau était géré par et pour les Holandais, les postes intéressants devant être absolument réserver 6 mois à l'avance et pour une semaine . Pour les pêcheurs locaux, seuls trois postes sur 28 (et non les meilleurs) étaient disponibles sans réservation pour un week-end.



Hésitant, je tente d'appeler dans le pays du Gouda pour réserver un autre poste plus intéressant. Coup de bol, le site organise un enduro pour une grosse team Holandaise qui s'arrête le samedi matin. Ayant réservés jusqu'au samedi, le lac est deserté cette nuit là. Je décide donc de prendre mon lundi et réserve le poste 26 au plus prêt de la réserve. J'arrive le samedi midi et je me retrouve alors seul sur le plan d'eau pour la nuit; inimaginable quand on connait la fréquentation du lieu. Les Holandais ont quitté les lieux en bennant tout le reste des appâts dans le lac afin d'alléger leur véhicule pour le retour je pense (lol), la pêche va rester tout de même très hasardeuse. Je pense alors que les poissons se sont réfugiés dans la réserve pour être plus tranquilles. Le poste se situe donc sur la rive du château, sur une avancée et donne directement sur la réserve. A l'arrivée, je suis surpris par la concentration d'oiseaux sur le lac: canards, foulques,poules d'eau, grêbes ou encore mouettes.


Sans une minute à perdre, j'expédie rapidement l'installation du campement malgré un emplacement trois étoiles et me concentre sur ma pêche. Je pêcherai uniquement en direction de la réserve, le plus éloigné possible du poste. Pour cela j'utilise des waders et n'hésite pas à avancer sur une cinquantaine de mètres dans l'eau pour approche rau plus prêt de la réserve. Chaque montage est eschée d'une bouillette fusion Mainline, le must à l'époque pour faire la différence sur les plans d'eau surpêchés. L'amorçage est beaucoup plus compliqué: la concentration d'oiseaux que j'admirai un instant, se jette habilement sur chaque bouillette qui ont à peine le temps de toucher l'eau sans être becquetée. Se déroule alors un combat inutile où caché derrière les fourrés, j'essaie de déposer quelques appâts de plus. Au bout de trois lancés, les mouettes sont déjà sur le coup. Impressionant.

La soirée tombe et les mouettes jettent leur dévolu sur une autre partie du lac. Je peux maintenant amorcé tranquillement. En tout cas c'est ce que je croie car maintenant près d'une cinquantaine de poules d'eau et foulques se mettent à plonger et piquer les appâts juste frais. J'obtiens même quelques touches d'oiseau qui déplacent la bouillette eschée. Enfin ces indésirables se calment et je peux enfin profiter de la nuit calme. Même trop calme d'ailleurs car les détecteurs resteront muets toute la nuit. La journée du dimanche est largement ensoleillé et une séance de bronzage est improvisée sur le ponton. La pêche se fait rarement de journée et je décide de me faire oublier et laisser les lignes en place jusqu'à la tombée de la nuit pour éviter d'attirer les oiseaux. En soirée, le ciel se découvre et j'assiste au coucher de soleil le plus magique de ma jeune existence. Le ciel, d'un rouge vivifiant jette son ombre sur l'étendue d'eau et à ce moment là , je vous jure qu'on ne pense plus à la pêche: simplement de profiter de ce moment magique. Hélas, ce coucher est éphémère et laisse maintenant place à la nuit noire. La discrétion de la journée paye et les oiseaux sont partis explorer le reste des 80 hectares qu'offre
la Poitevinière.


Je relance donc les cannes et amorce plus copieusement chaque montage. La douceur de la nuit m'emporte rapidement quand un détecteur sonne sans intérruption. Il est minuit, j'enfile en deux secondes mes waders, sprinte comme jamais pour atteindre les 30 m qui me séparent de la canne, jette l'épuisette à l'eau, empoigne la canne et ferre. Le poisson est au bout. Je descend et décide de combattre dans l'eau. Je prend le temps de fatiguer le poisson car le poste n'est pas du tout encombré: un pente douce et régulière de sable et vase. Quelques minutes de plus et enfin le poisson rentre dans l'épuisette. Une belle miroire d'une douzaine de kilos à la robe sombre se retrouve dans le sac de conservation pour attendre son heure de gloire le lendemain matin. Je relance la canne, réamorce mais le reste de la nuit sera des plus calmes. Au petit matin, c'est avec grande surprise que je retrouve la ligne complètement déplacée en proximité de la berge. Un départ s'est produit sans aucune tirée et sans la moindre détection du matériel. Navrant... .
J'immortalise ma vaillante et il est temps pour moi de rentrer car je travaille l'après midi.


Par la pêche, nous cherchons à créer des souvenirs mémorables. Cette session là est pour moi inoubliable, non par la pêche en elle même, mais pour l'ambiance et le don que la nature a pu m'offrir ce soir de novembre par ce coucher de soleil unique alors que j'étais le seul à pouvoir en profiter cette soirée là. Magique....